Respiration, ballon, hypnose ou péridurale ?
Si accoucher n’est pas une mince affaire, choisir sa méthode pour gérer sa douleur n’est pas une sinécure!
Nous sommes en 2011 et lorsque l’on prend quelques minutes de réflexion pour voir quelles sont les options actuellement offertes, elles peuvent donner le vertige.
Qu'est-ce qui est mieux? Tout ce qui ne peut pas nuire au bébé, tout ce qui permet au père d’être partie prenante; voici donc la réponse lourde et pesante de nos divers magasines, forums et autre Shower de bébé qui coulent dans le béton le modèle que nous devons suivre.
Mais qu’en est-il dans la réalité?
Même durant la grossesse, lorsque le bas du ventre fait mal, lorsque le bassin nous lance et lorsque le dos hurle, nous avons le choix : le premier, un peu comme un réflexe : la médication. Certaines d’entre nous, sacrifient plusieurs fois par jour (voir même la nuit) au Dieu acétaminophène. Et cela fonctionne, indubitablement.
D’autres se tournent vers les méthodes dites alternatives ou, parfois du bout des lèvres, granos. Je parle ici d’acupuncture, d’ostéopathie, de phytothérapie, d’homéopathie, d’aromathérapie ou bien encore de techniques de gestion du stress telles la sophrologie, l’hypnose, le shiatsu et autre yoga prénatal. Leurs effets, eux non plus, ne sont plus à démontrer. Au risque de choquer certaines d’entre nous, j’ajouterai que même un placebo fonctionne. Cela s’appelle l’effet placebo (il y en a donc un) et il est certainement, non toxique pour le bébé.
Je vous invite à réfléchir en toute conscience au bien-fondé de votre choix.
Tout d’abord, ce doit être le vôtre et non celui de votre sœur, de votre amie, de votre conjoint ou de votre livre. Lorsque la première heure de vraie contraction aura frappé à votre porte, les convictions des autres feront rapidement pâlir les vôtres. Avec pour conséquence, une débâcle d’émotion plus ou moins négative, servie à la sauce détresse et injures, qui aura pour conséquence immédiate le recours aux médicaments et pour conséquence tardive, le souvenir de l’horreur de l’Accouchement, à transmettre de génération en génération, bien entendu.
Offrez-vous la chance de communiquer avec vous-même. Qu’est-ce qui compte le plus pour vous : vous épanouir dans l’acte féminin par excellence (la Naissance); profiter de ce moment unique pour établir des liens puissants dans votre couple avec votre partenaire; savourez en douceur et sans douleur le miracle de la vie; un peu de tout cela?
Prenez le temps de vous informer par vous-même et surtout, de vous former. Chaque technique, douce ou non, demandera un effort de votre part. Un effort de compréhension seulement dans certains cas; un gros effort de participation dans d’autres cas. Quoi qu’il en soit, vous serez à la fois, le centre de l’action, l’action elle-même et le centre d’attention. Vous ne serez pas seule et tout le monde souhaitera vous aider.
Chaque femme dans son histoire porte la trace des naissances qu’elle a données. Le plus important n’est donc pas le choix de la méthode mais le respect de celle-ci. Vous avez fait un plan et ne pas le suivre entraine inéluctablement des conséquences.
La solution se trouve donc dans la faisabilité de votre choix.
Commencez donc par tracer votre plan, en fonction des outils dont vous disposerez au moment du début du travail. Celui-ci, rarement intense, autorise toutes les méthodes naturelles, sans aucune restriction (si ce n’est budgétaire), à condition non seulement de les pratiquer de la bonne façon et également de les juxtaposer.
Suivez un cours prénatal qui vous permettra de construire à la fois les bases de vos prédilections et de vous former aux techniques de bases (respiration, relaxation, hydrothérapie, massage et contre-pression, ballon de naissance, etc.).
Approfondissez vos recherches selon ce qui apparait être la bonne solution pour vous. Ce peut-être l’hypnose, auquel cas, 4 à 6 séances d’environ deux heures seront nécessaires; ce peut être la péridurale, auquel cas, une lecture des revues scientifiques (The Cochrane Collaboration, par exemple) vous sera utile.
Ne soyez pas Bohême et prévoyez des issues de secours car après tout, mère Nature aura le dernier mot. Si votre premier choix ne fonctionne pas, passez au suivant et ainsi de suite. Gardez la main sur la barre de votre navire et faites-vous aider afin que personne ne vous vole votre boussole ni avant l’accouchement, ni pendant.
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